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Comment soulager les coliques du nourrisson ?

Des pleurs intenses, cela se produit souvent en soirée, bébé hurle, ses cris stridents nous brise le cœur, il sert les poings, devient tout rouge et se tord de douleur… Les coliques sont assez fréquentes chez les nourrissons. En effet, en 2016, il a été recensé que 4 % à 28 % des nourrissons dans le monde ont été touché par des coliques lors du premier mois de vie, selon les localisations les définitions de ce terme utilisées.




Selon les définitions officielles, il s'agit d'un nourrisson de moins de trois mois, bien nourri ou non, qui pleure plus de trois heures par jour, plus de trois jours par semaine, pendant au moins trois semaines.


Ces coliques peuvent se déclencher à partir de l'âge d'environ 3 semaines et s'améliorent habituellement vers l'âge de 3/4 mois.



D’où viennent les coliques ?

Comment pouvons-nous accompagner notre bébé afin d’apaiser sa douleur ?


Il n'est pas facile de déterminer ce qui cause les pleurs du bébé. Plusieurs facteurs entrent en jeu. Par conséquent, les options de traitement et de prises en charge sont parfois difficiles car ce qui fonctionne pour un bébé peut ne pas fonctionner pour un autre. Face à cela, le Dr Popowski nous rappelle qu’il ne faut pas mettre tous les pleurs sur le compte des coliques. Quand cela persiste, il est important d’en parler à votre pédiatre afin d’établir un diagnostique.


Les médecins ne connaissent pas avec précision ce qui cause les coliques. Plusieurs hypothèses ont été émises mais sans grande conviction. Des études ont été réalisées par rapport à une intolérance au lait de vache car des chercheurs pensaient que cela pouvait irriter l’intestin de bébé. Cependant, il n'y a pas encore eu de preuves évidentes que ces changements font une différence significative.

Une étude de Mme Gupta nous dit qu’ « ils se sont également rendus compte que les bébés allaités au sein ont aussi des coliques. Dans ces cas, les changements alimentaires de la maman peuvent aider à soulager les coliques. Certaines femmes qui allaitent observent qu’en éliminant la caféine dans leur alimentation, cela aide et diminue les colloques de leur nourrisson, tandis que d’autres constatent des améliorations lorsqu’elles éliminent les produits laitiers, le soja, les œufs ou le blé. 

Certains bébés qui ont des coliques ont aussi des gaz, mais il n'est pas clair si le gaz cause des coliques ou si les bébés développent des gaz parce qu'ils avalent trop d'air en pleurant.

Certaines théories suggèrent que les coliques surviennent lorsque les aliments passent trop rapidement dans le système digestif du bébé ou qu’ils sont partiellement digérés dû à l’immaturité de celui-ci.

D'autres nous expliquent que certains bébés mettent un peu plus de temps à s'adapter au monde, ou que certains ont un reflux gastro-oesophagien (RGO) non diagnostiqué. On a également constaté que les nourrissons de mères qui fument sont plus susceptibles d'avoir des coliques. »


 


Dans son livre « soigner son enfant avec l’homéopathie », le Dr Popowski nous explique que les coliques peuvent être source d’angoisse chez les parents car un sentiment d’impuissance nous envahi. C’est inquiétant et fatigant pour le parent qui se sent impuissant face à cela.


On ne sait pas quoi faire pour l’aider et le soulager. Différentes origines ont été révélées tels que l’immaturité du système digestif, du système neurologique, des difficultés lors de la digestion, le seuil de douleur plus sensible que celui des adultes,…


Dans son livre, le Dr Popowski nous parle de l’immaturité du système endorphine chez bébé : notre corps sécrète de l’endorphine qui permet d’atténuer tout ce que nous ressentons à l’intérieur de nous. Cependant, chez le nourrisson, cette sécrétion d’endorphine et ce système ne sont pas suffisamment mature. Cela signifie que le nourrisson a un seuil de douleur plus bas que le nôtre.



Une autre étude nous parle également d’une sursimulation en soirée. En effet, les bruits, les lumières jouent un rôle et pour le nourrisson, l’arrivée sur terre lui demande un temps d’adaptation. Comme pour la maman, il a également besoin d’un 4ème trimestre. Les chercheurs de cette étude nous conseille de diminuer un maximum les stimulis le soir afin de permettre à bébé de souffler, de s’apaiser et d’être au calme. Le maternage, le portage, l’allaitement, le peau à peau sont autant de solutions permettant à bébé de retrouver sa sérénité.


 

Pour soulager bébé ?


  • Il n’y a pas de remède miracle. Nous pouvons effectuer quelques gestes simples comme lui faire faire son rot, le masser, le bercer, le materner, le porter,… En somme l’amour que nous donnons à nos enfants peuvent contribuer à une diminution des pleurs et de la douleur et libérer de l’endorphine.

  • Les tétées pour les enfants allaités sont également une magnifique solution car la tétanalgésie permet de diminuer la douleur ressentie par le bébé.

  • L’homéopathie peut également nous donner un beau coup de pouce.Pour cela, n’hésitez pas à consulter un spécialiste dans ce domaine.



Les pleurs sont un appel à l’aide, une demande de la part de bébé pour répondre à l’un de ses besoins.

Face à cela, les pleurs répétés peuvent être complètement épuisant et fatigant pour les parents. N’hésitez pas à demander de l’aide et à passer le relai quand cela devient trop compliqué. Histoire de souffler juste un instant.


Si vous avez l'impression que vous risquez de vous blesser ou de blesser le bébé, posez-le dans le lit et appelez à l'aide immédiatement. Ne secouez jamais un bébé.




Source : Kidshealth.org

Soigner son enfant avec l’homéopathie - Pierre Popowski